• BLEUET




    Nom scientifique :
    Centaurea cyanus

    Famille : Asteracées, Composées tubuliflores

    Synonymes :
    Casse-lunettes, aubifoin, blavette, blaverolle, blavéole, barbeau, ambifon, bleu-bleu, centaurée des montagnes, chevalot, cornaille, fleur de Zacharie

    Description :
    Plante herbacée bisannuelle, poussant dans les champs de céréales avec les coquelicots et les marguerites blanches, donnant de superbes bouquets champêtres. On le rencontre dans toute l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord.

    Les tiges sont frêles et hautes de 0.60m en moyenne.

    Les feuilles sont vert blanchâtre, très étroites, allongées, divisées.

    Les fleurs sont bleues, très découpées, disposées en capitules, rappelant un peu l’œillet. Elles apparaissent de mai à juillet.

     Parties utilisées : la fleur, les graines, toute la plante.


    Composition chimique :
    La tige et les feuilles contiennent un glucoside, la centauréine, une substance colorante bleue, la cyanine, et les fleurs contiennent des dérivés flavoniques (l’apiine, la quercimétrine), des anthocyanosides.

    Propriétés :
    - Anti-inflammatoire particulièrement dans la sphère ORL, (tous les organes de la face, les sinus, les yeux,  les oreilles) et les poumons.
    - Anti-infectueux
    - Béchique,  pectoral,  (toux spasmodique, d’irritations, non productives),  émolliente (qui relâche et ramollit les tissus enflammés), facilite la respiration
    - Antirhumastimal,
    - Diurétique, dépurative
    - Astringent
    - Soins de la peau


     
    Indications :
    - Lavage oculaire, conjonctivite, blépharite, orgelet, irritation des paupières, faiblesse de la vue.
    - Lavage du cuir chevelu en cas de pellicules.
    - Bains de bouche en cas de stomatite, gingivite, aphtes.
    - La lotion de bleuet s’emploie sur le visage. Elle raffermit, tonifie et rafraîchit l’épiderme.
    - On emploie aussi le bleuet en usage interne dans le cas de goutte, rhumatismes, inflammations des reins, rétention d’eau, oedèmes de la synoviale.


    Utilisation :
    En externe :

    2 à 3 g de fleurs séchées en décoction dans 100 g d’eau froide, chauffer à feu doux jusqu’à ébullition, laisser reposer 10 minutes et employer tiède en lavages, compresses ou bains d’yeux.

    Dans l’antiquité, on disait que le bleuet soignait les yeux bleus ; le plantain soignait les yeux foncés. Si la couleur des yeux n’est pas nettement définie, le meilleur moyen est d’avoir recours à la recette du professeur Binet : 10 g de feuilles de plantain, 5 g de fleurs de bleuet, 5 g de mélilot. Verser dessus 150 g d’eau bouillante, infuser ¼ d’heure ; passer et exprimer ; prendre 2 ou 3 bains d’yeux avec une œillère en ouvrant l’œil dans le bain ou en lotions tièdes en changeant chaque fois le coton.

    Collyre astringent du Docteur Fort : 25 g de plantain, 25 g de fleurs de bleuet, 50 g d’euphraise. Laiser infuser 1 cuillère à soupe de ce mélange dans 100 g d’eau bouillante durant 30 minutes, filtrer, laver les yeux.

    En usage interne :

    20 à 30 g pour 1 litre d’eau bouillante. Infuser 10 mn, 1 à 3 tasses par jour entre les repas, dans le cas d’inflammations des reins, goutte, rhumatismes, diurétique.

    En teinture-mère, pas plus de 80 gouttes par jour.

    Dans le nord on fabrique une bière antirhumatismale en faisant macérer pendant 8 jours, 25 g de fleurs séchées dans 1 litre de bière. Boire 1 verre avant les repas en cas de crise. Continuer ce traitement durant 10 ou 15 jours.

    Les graines de bleuet sont purgatives : prendre 2 grammes dans 1 cuillère à soupe de miel à jeun le matin. En cas d’ictère ou de jaunisse prendre 4 grammes dans du miel pendant 4 jours.



    Mes sources : Secrets d'une herboriste de Marie-Antoinette Mulot
                              Nos grands-mères savaient de Jean Palaiseul
    Images prises sur le net.



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  • COQUELICOT
     

     

    Nom scientifique : Papaver Rhoeas

    Famille : papaveracées

    Synonymes :
    Pavot des champs, pavot rouge, ponceau, Cocorico, Galino, Coq-Mahon, Coquelourde, Pavot des moissons, Rougelle, Oeil du diable, Feu de l'enfer....

    Description :
    Le Coquelicot est une plante herbacée annuelle originaire de la méditerranée orientale. Il préfère les sols calcaires, les terrains vagues, les remblais, les talus et les champs de céréales où il est considéré comme mauvaise herbe.

    On le trouve en Europe, en Afrique du Nord et dans les régions tempérées d'Asie.  Il semble être originaire de la Bulgarie ou de la Turquie, mais on en trouve déjà des fleurs, dans les tombeaux égyptiens. Les Grecs en mangeaient les jeunes feuilles en salade. Jusqu’au XVIème siècle, le coquelicot se nommait « coquericot » comme le chant du coq, car la couleur rouge franc de la fleur évoquait la crête du coq. Ensuite il devint coquelicot.

    C'est une herbe caractéristique, facilement reconnaissable par sa fleur rouge sang, très répandue  aux bords des chemins et des champs. La plante a été largement utilisée en médecine naturelle pour ses vertus calmantes et adoucissantes. C'est le cousin du pavot oriental, mais bien qu'il ait des vertus dormitives, il n'y a pas de comparaison avec la dangereuse morphine.  Son principe actif à lui, c'est la rhoeadine: elle calme, elle adoucit, mais elle ne tue pas, et elle n'entraîne aucune accoutumance.  Le docteur Beauvillard, dans son livre 'Le médecin des pauvres' recommande le coquelicot pour remplacer avantageusement l'opium, comme léger narcotique et calmant.

    La racine pivotante est fibreuse, blanchâtre.

    Les tiges de 50 cm environ sont fines, dressées, couvertes de poils. Elles contiennent un latex blanchâtre.
                                                                       

    Les feuilles, alternes, sont  divisées en segments très découpés, velus, d'un vert plus ou moins foncé, parfois jaunâtres.  

            Feuilles alternes dentées       

    Les fleurs, éphémères, d'un beau rouge vif, s
    ouvent tachées de noir à la base,  solitaires au bout d'un long pédoncule, ont un calice à 2 sépales velus, une corolle à 4 pétales à pré-floraison chiffonnée, des étamines violet noir bleuâtre et
     sont visibles de mai à septembre. 

     
          
       
    Fleur, tiges poilues, et bouton floral 

     

    Le fruit est une capsule ovoïde et conique qui s’ouvre sous un couvercle orné de stigmates et qui renferme un grand nombre de petites graines brunâtres. 


    Capsules à différents stades de maturité,
    on peut voir des graines qui se sont échappées de la 3ème, presque arrivée à maturité


    Parties utilisées :
    Les pétales, les capsules sèches

    Récolte :
    Récoltez les pétales à épanouissement complet. Faites les sécher le plus rapidement possible, à l'ombre, dans un local chaud, sec et bien aéré. Etalez-les en couches très minces sur un papier ou un grillage fin.
    Il ne faut surtout pas que les pétales se touchent. Prenez bien garde à l'humidité car les pétales moisissent rapidement. Ils ne doivent pas noircir mais auront une teinte rouge très sombre lorsqu'ils seront secs. Plus ils sèchent vite, moins leur couleur s'assombrit et plus ils conservent leurs propriétés. On peut alors les mettre dans des bocaux ou des boites bien fermées.                                 

    Les capsules doivent être récoltées à maturité complète, elles sont alors presque sèches et leur dessiccation se poursuit sans peine sur des toiles.

    Composition chimique :
    La sève du coquelicot, le latex, contient des alcaloïdes : la rhoeadine, la rhoeagénine, la rhoerarubine 1 et la rhoearubine 2.
    La fleur est riche en mucilage (à l'origine de ses propriétés adoucissantes et antitussives), et contient un tanin, des acides, des pigments anthocyaniques (dérivés de la cyanidine) qui lui donnent sa couleur rouge, un alcaloïde (la rhocadine), des
    alcaloïdes isoquinoléiniques, entre autres de la papavérine, de la rhoéadine (à l'origine de ses vertus légèrement sédatives et hpnotiques) et de l'isorhéadine.

    Les alcaloïdes que l'on retrouve dans le Coquelicot ressemblent à ceux contenus dans le pavot somnifère, mais leur action sur l'organisme est plus faible. 

    Propriétés :

    Les alcaloïdes contenus dans les pétales du coquelicot ont une action remarquable sur les troubles du sommeil de l'adulte et de l'enfant. Ils ont un effet sédatif qui fait disparaitre la nervosité excessive, l'anxiété, l'émotivité, l'irritabilité, l'insomnie. Grâce à son action douce sans aucun risque d'accoutumance, le coquelicot est recommandé pour tous, y compris les personnes âgées et les enfants.
    Les alcaloïdes ont également des propriétés antitussives, augmentées par la présence de mucilages très adoucissants. Le coquelicot est ainsi un calmant efficace de la toux sèche, de l'asthme et des irritations de la gorge.


    Indications :

    - Etats d’hyperémotivité, surtout chez l’enfant
    - Nervosité, anxiété, irratibilité
    - Troubles du sommeil,
    - Palpitations cardiaques,
    - Toux d’irritation, irritations de la gorge, expectorant,  béchiques.
    - Facilite la transpiration

    Utilisation :                                                                                                                                                                                                                                                                                      
    En infusion de plante seule : 15 à 20 grammes de pétales séchés pour un litre d'eau ou une pincée de fleurs sèches par tasse - prendre une tasse avant le coucher contre la toux et l'insomnie.

    En infusion de plantes mélangées : la célèbre tisane pectorale utilisée dans le traitement des inflammations des voies respiratoires : bouillon blanc, coquelicot, guimauve, mauve, pied-de-chat (antennaire), tussilage, violette. Mélanger  chacune de ces plantes en quantité égale, et faire infuser une cuillère à café de ce mélange dans une grande tasse d'eau bouillante  pendant 10 minutes, puis filtrer ; sucrer avec une cuillerée à soupe de miel d’eucalyptus, lavande ou sapin et boire bien chaud,  4 à 5 tasses par 24 heures les premiers  jours, puis diminuer progressivement au fur et à mesure de l'amélioration. Si la toux est grasse, rajouter des sommités de serpolet à ce mélange.

    En association béchique on peut aussi l’accompagner avec l’écorce de hêtre, le bouleau blanc, le lierre terrestre, l’hysope,  le marrube,  le thym, les bourgeons de sapin.  

    Comme hypnotique (insomnies, réveils agités, surtout chez les enfants), on peut l’associer avec la passiflore, le mélilot, le tilleul, la marjolaine, l’aubépine, le houblon, la feuille ou la fleur d’oranger.                                                                                          

    En infusion de capsules sèches : verser un litre d'eau bouillante sur 10 à 12 capsules, laisser infuser une demi-heure et bien filtrer. Boire chaud, le soir en cas d'insomnie, de bronchite et de toux.

    Sirop de coquelicot : Verser un litre d'eau bouillante sur 65g de pétales secs. Laisser infuser 6 heures. Filtrer et ajouter 180g de sucre pour 100g de liquide.

    On l’utilise également en teinture-mère et en homéopathie comme sédatif nerveux.

    Les formes nouvelles d'administration du coquelicot en phytothérapie contemporaine sont la poudre totale sèche (micronisée, et de préférence cryobroyée) en gélules qui représente le totum végétal du pétale de la fleur dans toute son intégrité et toute son intégralité, et l'extrait sec (souvent sous forme de nébulisat) également en gélules.

    Il est également utilisé dans de nombreuses préparations magistrales associant diverses autres plantes complémentaires (sous forme d'infusions composées, mais surtout aujourd'hui sous forme de mélanges de poudres totales ou d'extraits secs en gélules) choisies et prescrites en fonction de chaque malade par les médecins phytothérapeutes.

    Le coquelicot existe sous forme de plusieurs spécialités pharmaceutiques phytothérapiques (seul ou en association avec d'autres plantes aux vertus complémentaires) : Arkogélules de coquelicot, Calmotisan, Gifrer Coquelicot, Médiflor pectorale d'Alsace N° 8, Vitaflor Coquelicot, etc.... (http://www.01sante.com)

    En usage externe
    :
    A l’extérieur, l’infusion à dose plus forte (10 à 20 g pour un litre) s’emploie en compresses contre les maux d'yeux et la fatigue des paupières, contre les abcès dentaires, en gargarismes calmants et en lotions pour combattre les rides et adoucir les peaux sèches et sensibles.

    Remarques importantes : bien respecter les quantités recommandées, car le coquelicot à hautes doses peut donner lieu à des intoxications.



    Propriétés culinaires :
    Avant la montée en tige, la jeune plante est une excellente salade sauvage.
    Les rosettes de coquelicot étaient récoltées dans le sud de la France, pour être mangées cuites comme légume. Autrefois, on consommait, avant la floraison, les tiges en salade ou potage. Les graines, riches de 39% d'huile s'emploient comme celles du pavot, dans les pains et patisseries. Les pétales sont succulents frais et crus ; ils peuvent être cuits avec du sucre et mangés en bonbons.

    Tradition : Chez les celtes, on mélangeait les graines à la nourriture des enfants pour les faire dormir.

    Photos personnelles.
    Textes : Mes sources :

    http://www.01sante.com/xoops/modules/icontent/index.php?page=618

    http://larodz.chez-alice.fr/plantes/coquelicot.html

     

     

     


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  • LES PLANTES MEDICINALES : INTRODUCTION


    Aujourd’hui je commence  une partie de mon blog qui me tient à cœur : les plantes médicinales. J’ai toujours été passionnée par ce sujet et ma rencontre sur un forum avec mon ami Philip, herboriste en Belgique m’a poussée à aller plus loin dans la connaissance des plantes ; puis par son intermédiaire, j’ai rencontré  Jean-Paul, naturopathe au Cameroun. Grâce à leur aide et à leurs encouragements, j’ai beaucoup appris. Petit à petit je présenterai quelques plantes en détail, c’est un travail de synthèse de longue haleine.

    La nature a mis à notre disposition tout ce qu’il nous faut pour survivre : la nourriture, les plantes médicinales, l’eau, l’air qu’on respire…  A  nous de savoir l’écouter et l’interprêter. Les plantes sont composées de matières actives et leurs effets ne sont pas toujours anodins.

    En introduction à ma rubrique « plantes médicinales » voici une chronique de mon correspondant et ami, André, phytothérapeute-herboriste québecois que j’ai également connu sur le net. Qui mieux qu’un herboriste peut nous parler de plantes ?

    Je remercie  André pour m’avoir permis de publier son texte, ainsi que mes deux amis Philip et Jean-Paul  pour tout ce qu’ils m’ont appris et pour leur patience et leur disponibilité.

     
    L’action des plantes médicinales

     

    De nombreuses espèces végétales provenant du monde entier possèdent des vertues thérapeutique, car elles contiennent des principes actifs qui agissent directement sur l’organisme. On les utilise aussi bien en médecine moderne qu’en phytothérapie ; elles présentent en effet des avantages dont les médicaments sont souvent dépourvus..

    Les avantages de la phytothérapie

    Malgré les énormes progrès réalisés par la médecine moderne, la phytothérapie offre toutefois plusieurs avantages. Il ne faut pas oublier que de tout temps, à l’exceptation des cinquantes dernières années, les hommes n’ont eu que les plantes pour se soigner, qu’il s’agisse de maladies bénignes, rhumes ou toux,ou plus sérieuses, telles que la tuberculose ou la malaria.

    Dans les cas extrêmes, la médecine moderne soulage indéniablement les patients de manière incomparable et sauve de nombreuses vies

    Les médicaments chimiques peuvent enrayer les infections bien plus efficacement que bien d’autres traitements. De même, les techniques chirurgicales modernes augmentent  les chances de vaincre ou de soigner des maladies et des blessures graves.

    Aujourd’hui, les traitements à base de plantes reviennent au premier plan, car l’efficacité des médicaments tels que les antibiotiques (considérés comme la solution quasi universelle aux infections graves) décroît. Car les bactéries et les virus se sont peu à peu adaptés aux médicaments et leur résistent de plus en plus.

    La phytothérapie, qui propose des remèdes naturels et bien acceptés par l’organisme, est souvent associée aux traitements classiques. La médecine douce de nos jours c’est un renouveau exceptionnel, spécialement dans le traitement des maladies chroniques, comme l’asthme ou l’arthrite. De plus les effets secondaires induits par les médicaments chimiques inquiètent les utilisateurs, qui se tournent vers des soins moins agressifs pour l’organisme.On estime que 15 à 25 % des hospitalisations sont dues aux effets secondaires des médicaments chimiques 

    Des plantes à utiliser avec précaution

    Si les plantes sont faciles à utiliser, certaines d’entre elles provoquent également des effets secondaires. Comme tous les médicaments, les plantes médicinales doivent être employées avec précaution. Il est bon de consulter un herboriste ou un phytothérapeute avant d’utiliser une plante, car il y des plantes toxiques, dont les effets peuvent être fatals dans certaines circonstances, les risques d’effets secondaires sont fort limités.

    Le pouvoir des plantes

    L’action de la phytothérapie sur l’organisme dépend de la composition des plantes.

    Depuis le 18ème siècle, au cours duquel des savants ont commencé à extraire et à isoler les substances chimiques qu’elles contiennent, on considère les plantes et leurs effets en fonction de leurs principes  actifs. La recherche des principes actifs extraits des plantes est d’une importance capitale car elle a permis la mise au point de médicaments essentiels. La tubercuratine, le relaxant musculaire le plus puissant, est dérivé de la Pareire (nom latin : Chondrodendron tomentosum ), la morphine, l’analgésique le plus puissant provient du pavot (Papaver somniferum), la Cocaine est tirée du Coca  (Erythroxylum coca ). Depuis les années 1980, les plantes sont de plus en plus utilisées par l’industrie pharmaceutique. Il est difficile d’imaginer le monde sans la quinine dérivée du Cinchona, qui est employée contre la malaria, sans la digoxine (digitale ) qui soigne le cœur, ou encore l’éphedrine ( Ephedra ), que l’on retrouve dans de nombreuses prescriptions contre les rhumes. Ces trois plantes ainsi que beaucoup d’autres sont largement utilisées par la médecine classique.

    L’efficacité des plantes  entières

    S’il est capital de maîtriser l’action des différents principes actifs pris isolément, la  phytothérapie, contrairement à la médecine classique, recommande d’utiliser la plante entière, appelée extrait, obtenu en laboratoire. Nous utilisons la plante entière  pour faire nos extrait, tel que nos ancêtres le faisaient. Car une plante entière est plus efficace que la somme de ses composants. Ainsi, des chercheurs ont démontré que les principes actifs de nombreux végétaux, tels que le Millefeuilles, agissent de manière complexe et combinées pour produire un effet thérapeutique global.

    Les plantes contiennent des centaines, voire des milliers de substances chimiques actives. Souvent, déterminer en détail l’action d’une plante est très difficile, sinon impossible, même si son effet thérapeutique est bien connu. Nos ancêtres  herboristes utilisaient bien souvent la plante entière pour traiter certaines maladies ou des fois ils utilisaient seulement les feuilles pour traiter d’autres maladies, et d’autres fois c’était les racines. Mais surtout bien souvent c’était la plante entière.

    Des plantes nutritives et curatives

    Le corps humain est bien mieux adapté à un traitement à base de plantes qu’à un produit chimique. L’homme et les plantes vivent côte à côte depuis six milles ans. Il est habitué à consommer et à digérer des plantes, qui sont bien souvent appréciées  pour leurs qualités aussi bien médicinales que nutritives.

    La ligne de démarcation entre les propriétés curative n’est pas toujours très nette. Le citron , la papaye, l’oignon et l’avoine sont-ils des aliments ou des médicaments ? En réalité, ils sont des deux à la fois. Le Citron prévient les infections, car il est très riche en vitamine C;  La Papaye est parfois utilisée comme vermifuge et pour aider à la digestion; l’Oignon prévient les affections des bronches; l’Avoine augmente l’énergie. De ce fait la phytothérapie prend tout son sens lorsque la frontière entre les aliments et médicaments disparaît. Le fait d’ignorer les vertus du produit que l’on mange n’empêchera pas celui-ci d’augmenter la résistance de notre corps, d’assurer le bon fonctionnement de notre système nerveux, de nous procurer des vitamines B et de faciliter la digestion.

    Le Grand Maître de l’univers celui qui nous as créé, est le même qui a créé ces plantes. Genèse 1 :11-12, Dieu dit alors : « Que la terre se couvre de verdure, des plantes produisant leur semence, et des arbres fruitiers dont chaque espèce porte ses propres graines », et cela se réalisa. La terre fit pousser de la verdure des plantes produisant leur semence espèce par espèce, et des arbres dont chaque variété porte des fruits  avec pépins ou noyau. Dieu constata que c’était bon. Genèse 1 :29 Et il ajouta : « sur toute la surface de la terre je vous donne les plantes produisant des graines et les arbres qui portent des fruits avec pépins ou noyaux. Leurs graines ou leurs fruits vous servirons de nourriture ». Dans Genèse 2 :9 Il fit pousser du sol toutes sortes d’arbres à l’aspect agréable et aux

    fruits délicieux. Les herbes médicinales, nous furent donnée comme nourriture dès le début de la création. Car le Créateur savait que ces herbes étaient bonnes pour se garder en santé. Et les gens vivaient très âgés dans ce temps-là.

    Même au début de la colonisation, ici en Amérique, les gens se soignaient avec les herbes. Les premiers Européens qui arrivèrent aux pays vers les 1550  en utilisaient déjà, mais les Amérindiens les connaissaient aussi et les utilisaient.

    Quand, Marguerite Bourgeois ouvrit le premier Hôpital à Québec, à l’époque, il n’y avait pas d’antibiotiques, ni tout les médicaments qui existent aujourd’hui, mais elle connaissait les herbes médicinales et s’en servait pour soigner les gens qui venaient la  consulter pour se faire traiter.

    Plusieurs milliers de plantes sont utilisées de par le monde. Leurs champs d’action est vaste et leur puissance varie. La plupart ont des effets spécifiques sur certaines parties de l’organisme et sont reconnues pour pouvoir traiter divers cas.

    Les traitements à base d’herbes médicinales

    Si les stratégies adaptées par les médecins pour prévenir les maladies ou pour guérir les malades sont différents selon les nombreuses traditions en usage sur la terre,  les effets sur le corps  des traitements à base de plantes sont eux identiques.

    Digestion, circulation et respiration.

    La première chose à faire pour se maintenir en bonne santé ou pour guérir consiste le plus souvent à améliorer son alimentation. Les traitements à base d’herbes médicinales apportent des éléments nutritifs et sont plus vite et plus facilement assimilés par l’organisme. Une fois absorbés par l’organisme, les éléments nutritifs se répartissent dans les nombreuses cellules du corps. Le fonctionnement des poumons et de l’appareil respiratoire peut aussi être amélioré par des herbes qui relaxent les bronches et stimulent la respiration.

    L’appareil circulatoire possède une remarquable faculté d’adaptation pour répondre aux besoins permanents du corps. Le flux sanguin se dirige principalement  vers le cœur; toutefois, les muscles des membres ont des besoins plus importants lorsqu’ils sont en activité. Plusieurs herbes ont une action spécifique sur le système circulatoire. Certaines aident le sang à circuler vers les membres et la peau, d’autres stimulent le rythme cardiaque ou améliorent son effet de pompe, d’autres encore relaxent les artères , abaissant la pression artérielle.

    Évacuer les toxines

    Une fois les éléments nutritifs répartis dans les cellules, le corps doit évacuer les déchets. Ceux-ci présentent, du fait de la dégradation de l’environnement, une toxicité élevée qui souvent, induit un état de santé générale médiocre. Les phytothérapeutes conseillent toute une variété d’herbes purificatrices pour aider le corps à évacuer ses toxines. Dès que les herbes ont réduit la charge toxique, le corps dispose de plus d’énergie pour réparer et renforcer les tissus endommagés, ainsi que les organes affaiblis.

    La peau joue également un rôle très important dans la préservation de la santé. Les herbes antiseptiques combattent l’infection, alors que d’autres, apaisantes, telles que la consoude favorisent la coagulation du sang et accélèrent la guérison des plaies.

    Nos ancètres avaient donc identifié un grand nombre de plantes et remarqué leurs propriétés curatives. Chaque thérapeute du temps préparait ces formules avec les herbes qu’il avait sur ces terres et possédait ses propres méthodes pour l’utilisation des herbes.

    Pour d’autres informations vous pouvez  écrire à : herbonaturel@hotmail.com

    André Labrie,  phytothérapeute-herboriste


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