•  Suite de la visite de la Grotte de la Balme dont la première partie se trouve ici .

     

    (Petit rappel :  L'entrée de la grotte est un monumental porche de 35 m de haut et 28 m de large. Sur le côté se trouve un édifice composé de 2 chapelles superposées, datant des IX° et XIV° siècles, dédiées l'une à la Vierge Marie et l'autre à Saint Jean-Baptiste ; le clocheton arrive presque jusqu'à la voûte. A leur pied coule un ruisseau qui est le déversoir du lac situé au fond de la grotte).
     

     Au bout de cette salle longue de 80 m, on accède à la salle surmontée de la Grande Coupole, point de départ de toutes les galeries, dont celle du Moine, de François 1er et du Lac.

     

    Nous allons cheminer à travers labyrinthes, salles, bassins, gours, lac, rivière, souterrains, stalagmites, stalagtites, colonnes, marmites de géants, concrétions, etc... en compagnie de quelques personnages de l'histoire et légendaires

     

     Voici le plan de la grotte :

    - sur la première photo c'est une vue d'ensemble de la grotte avec la rivière souterraine qui se prolonge encore au-delà de cette photo, ici nous voyons le premier syphon visité par les spéléologues, il y en a 6... les spéléos n'ont pas encore réussi à découvrir l'origine de la rivière.

     

    - sur la seconde photo, j'ai extrait la partie qui se visite pour mieux voir et situer les différents endroits. A savoir que les galeries les plus anciennes sont les galeries supérieures et les plus récentes les galeries inférieures.

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    Entrons dans la grotte : (les photos ont été assez difficiles à faire en raison de l'obscurité et des reflets des éclairages).

    Depuis la grande salle qui est au centre de toutes les galeries, (vous pouvez suivre la visite sur le plan ci-dessus), nous nous glissons dans le labyrinthe de Mandrin creusé par l'eau de fonte des glaciers après être passés devant une marmite de géant baptisée le "Creuset de Mandrin" qui s'est formé par le tourbillon de l'eau et des galets. 

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    Les passages sont parfois très étroits pour nous rendre jusqu'au balcon de Mandrin, d'où l'on a un magnifique panorama sur l'entrée de la grotte. (à certains endroits, il y a juste assez de place pour un pied, il faut marcher en crabe)

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    P1160563Pour ceux qui ne le connaissent pas, Mandrin était un contrebandier qui volait les riches pour donner aux pauvres.

     

    Légende de Mandrin : au 18ème siècle, le célèbre brigand dauphinois de l'ancien régime, Mandrin (1725 - 1755), serait venu se réfugier aux Grottes de la Balme et aurait ainsi réussi à échapper à la marée chaussée de l'époque. Il achetait des marchandises en Suisse et en Savoie (tissus, peaux, tabac, toiles et épices) qu'il vendait dans les villes françaises sans qu'elles soient soumises aux taxes des fermiers généraux. Il est jugé le 24 mai 1755, puis roué vif à Valence le 26 mai, devant 6000 curieux, sans que le supplice lui arrache un cri. Au bout de 8 minutes, il est étranglé afin d'abréger ses souffrances. Il n'a alors que 30 ans et entre dans la légende.

     

    Dans cette cavité Mandrin aurait fait son feu

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    Vue de l'entrée de la grotte depuis le balcon de Mandrin

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    L'amphithéâtre des petits bassins : L'une des principales beautés et originalités de la grotte sont les petits bassins appelés gours. Etonnants par leur nombre et leur profondeur, ils sont constitués d'un dépôt de calcite laissé par l'écoulement de l'eau sur les éboulis. Cette concrétion en constante formation est l'un des ensembles de gours les plus remarquables de France.P1160586

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    La rivière souterraine : Les plongeurs ont découvert à ce jour 6 siphons sur 3 kms de galeries mais on n'en connaît toujours pas la source.

    Au début du siècle le parcours comprenait des visites du lac en barque. P1160606

     

     Au cours d'une excursion, une embarcation fit naufrage et il y eut 10 morts. Sur cette photo, ce qui reste de la barque.P1160614

      Seul un homme, jeune marié survécut. L'une des concrétions porte le nom de "voile de la mariée" en l'honneur du jeune couple de mariés. On le voit éclairé sur la photo ci-dessous.

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    Nous nous dirigeons maintenant vers la galerie du désert, endroit riche en stalagmites, stalagtites, gours, draperies, etc.... C'est le fond de la galerie accessible aux visites, le plus éloigné de l'entrée.

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    En passant nous croisons le moine, la plus haute stalagmite de la grotte, elle mesure 3m de haut et elle est en constante formation. Sa forme est à l'origine de son nom. Derrière elle se trouve une autre concrétion remarquable : une draperie nommée le "Saule pleureur". Sur cette photo juste à gauche du moine

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    Ici, le moine et le saule pleureur sur sa droite

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    Ici, au dos du moine, une autre stalagmite faisant penser à une femme et à côté de la femme, pas très visible sur la photo, on peut imaginer l'enfant

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     Ici nous sommes au fond de la grotte accessible aux visiteurs, dans la galerie du désert. P1160651

     

    Au dessus de nos têtes, une cheminée qui conduit à la galerie des chauves-souris

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    Les colonnes : une colonne est la rencontre d'une stalagmite et d'une stalagtite.

    La "Grande Fontaine" est un exemple de colonne entourée de ses petits bassins (gours)

    Le "mammouth" sur cette photo.

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     Redescendons sur la grande coupole avec vue sur l'entrée

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    Poursuivons notre visite dans les labyrinthes de François 1er, de plus en plus étroits, où il a fallu rentrer le ventre, serrer les fesses, rentrer la tête dans les épaules et même à un certain endroit se contorsionner pour pouvoir passer.

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    Ce labyrinthe porte ce nom en raison du passage de François 1er et de sa mère, Louise de Savoie dans la chapelle construite à l'entrée des grottes.

    A la fin de ce dédale, se trouve une peinture représentant François 1er et réalisée en 1882 par le peintre lyonnais Théodore Levigne. Ce peintre, descendu à l'auberge du village et à cours d'argent pour payer l'aubergiste également gérant des grottes, aurait proposé de peindre François 1er. Il utilisa alors la couleur naturelle de la roche, et peignit en 3 scéances de 2 heures.  P1160700

     

    Nous sommes arrivés à la fin de la visite. Voic encore quelques explications sur la formations de toutes ces magnifiques curiosités de la grotte et sur sa faune.

     

    Le façonnement de la grotte :

     A la fin du Miocène (30 M d’années), première période de l’ère tertiaire, les Alpes connaissent des mouvements vigoureux ainsi qu’un soulèvement important. Le bloc soulevé forma le plateau de l’Isle Crémieu et le bloc affaissé à l’ouest, la plaine de Lyon. C’est probablement après cette phase que débuta l’histoire des Grottes de la Balme il y a 5 à 2 M d’années.

    Le façonnement des grottes s’est opéré en plusieurs étapes en fonction des variations du niveau de l’eau. Au Quaternaire (1,8 M d’années à 15 000 ans), les glaciers alpins recouvrent plusieurs fois de suite l’Isle Crémieu. Le plateau est successivement couvert de glace et de végétation.

     

    Le niveau de base étant plus bas durant les périodes froides, l'eau de fonte circulant sous les glaciers envahit fréquemment la grotte, pénétrant simultanément par plusieurs conduits.

    Ce nouveau relief subit les phénomènes d'érosion propres au calcaire : l'eau de pluie s'infiltre dans les fissures et commence à creuser. Ces puissants torrents transportent des moraines qui vont élargir les galeries, sculpter les marmites de géant et les cheminées (érosion mécanique).

    A l'inverse, en période chaude, le creusement diminue à la faveur des effondrements et du concrétionnement.

    La succession de ces séquences explique que les galeries les plus anciennes des Grottes de la Balme soient les galeries supérieures et les plus récentes les galeries inférieures.

    La faune :

     Plus d'une centaine d'espèce d'animaux vit dans cette grotte, y compris les invertébrés cavernicoles.. On note particulièrement la présence de 15 espèces de chauves-souris. Les minioptères sont les plus représentées.

    On y rencontre des oiseaux : choucas des tours, martinets, hirondelles des rochers... Une réserve important d'insectes sert de nourriture à ces oiseaux.

    On y rencontre le niphargus qui est un amphipode. C'est un genre de crustacé typique des grottes d'Europe qui ressemble à une petite crevette. Il est dépigmenté et aveugle et vit dans les eaux du lac et les gours.

    Mes documents sont issus pour la plupart de ce site. Les photos sont de moi.

     

     


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  • Je vous emmène voir ce que j'ai visité le week-end dernier : Les Grottes de la Balme, à l'extrême nord de l'Isère, sur la commune de La Balme-Les-Grottes entre Crémieu et Lagnieu,  à 45 km de Lyon ou de Bourg-en-Bresse, et à 98 km de Grenoble. 

    Lieu magique et mystérieux où l’histoire côtoie la légende, ces grottes ont été utilisées par les hommes préhistoriques comme refuge contre le froid, elles devinrent tour à tour cachette du contrebandier dauphinois Mandrin, lieu de pèlerinage pour François Ier...
    .

     

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    Dans ce premier article je vous présente l'entrée de la grotte et ses deux chapelles superposées. Je vous emmenerai visiter l'intérieur dans un article ultérieur. 

     

    Avec leur porche monumental creusé dans les falaises du plateau calcaire de l'Isle Crémieu, les Grottes de la Balme étonnent par la richesse et la diversité des phénomènes souterrains qui la composent.

     

    En 1310, un édifice comprenant une chapelle haute dédiée à la Vierge et une chapelle basse en l'honneur de saint Jean-Baptiste, est élevé à l'entrée de la grotte, dont la voûte naturelle s'élève à 35 m. En 1654 y sont mentionnés un ermitage et un autel extérieur consacré à sainte Catherine.
    Les façades, les voûtes et l'escalier conduisant à la grotte ont été restaurés en 1857.

     

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    A l'entrée de la grotte une représentation de deux hommes de la préhistoire

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    La chapelle Notre-Dame de La Balme-les-Grottes conserve un ensemble de peintures sur toile tendues sur châssis qui ornent les arcatures latérales et l'arc triomphal. Signées Élise Favre-Berger et Marguerite Loubet, datées de 1896-1897, elles représentent l'Adoration du Saint-Esprit, avec à droite les saints Jean-Baptiste, Bernard et Sébastien, et à gauche, Pierre, Jacques le Majeur et sainte Colombe ; les personnages assis à la base, sainte Anne et la Vierge d'un côté, sainte Catherine de l'autre, équilibrent la composition.

    Les photos ne sont pas très réussies, j'ai du les prendre à travers les barreaux car on ne pouvait pas y entrer, le lumière n'était pas très bonne non plus.

     

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    A bientôt pour la suite de la visite, à l'intérieur de la grotte...

     

     


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